Le blog de la F.F.G.

Suite à l'annonce de la mise en ligne prochaine de nouvelles données qui seront payantes sur le site des Archives départementales de la Charente, la Fédération française de généalogie réagit  par la voix de son président.

 

Courrier envoyé au Président du Conseil général de  Charente.

 

Nous avons appris, par la presse, que le Conseil Général de la Charente s’apprêtait à faire payer la consultation en ligne (internet) des registres paroissiaux et d’état civil lors de leur mise en service prévue début 2013.


Nous vous rappelons que depuis la Révolution, le grand principe a été de permettre l’accès libre et gratuit aux archives. Que celles-ci soient accessibles via le net ne devrait pas remettre en cause ce principe fondamental.


Par ailleurs, certains départements, qui avaient adopté ce système payant, l’ont abandonné car la rentabilité de l’opération était nulle voire négative.
D’après les renseignements que nous possédons, ne sont concernés que les registres paroissiaux et d’état civil consultés majoritairement par les généalogistes amateurs, les autres archives (cartes postales, cartes et plans etc.) demeurant en accès gratuit. Cette décision, qui n’a pour but que d’impacter les généalogistes amateurs provoque une rupture d’égalité entre les citoyens.


Nous souhaitons et espérons que vous reviendrez sur votre délibération, votée lors de l’examen du budget primitif 2013, instituant cette discrimination.

 

Nous nous réservons, en conséquence, le droit d’ester en justice pour défendre l’égalité d’accès pour tous les citoyens, et particulièrement les généalogistes amateurs, aux différentes archives.


Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.


Michel SEMENTERY
Président de la Fédération Française de Généalogie

 

 

voir aussi sur généinfos :    Sur Internet, l'état civil de la Charente sera payant

Jeu 3 jan 2013 5 commentaires
Pourquoi pas le même courrier au président du conseil général du Calvados ?
Quelqu'un peut-il m'expliquer ?
Olivier - le 04/01/2013 à 16h45
Ce sont les associations locales qui sont chargées des relations avec les Archives départementales. C'est le Cercle Généalogique de Charente qui a alerté la FFG et demandé qu'elle intervienne au nom de tous les généalogistes.
Jean-Yves Houard - le 04/01/2013 à 19h28
Bonsoir,

Tout d'abord des félicitations pour la réactivité!

La lettre est dangereuse telle que formulée! En effet à la place du CG je reconnais cette discrimination de fait et je fais voter une délibération qui annule la précédente et rendant TOUT le site payant!
Qui est perdant? TOUS les chercheurs.

Il aurait été plus judicieux de poser la question en termes d'accessibilité des données publiques à l'époque du tout internet. De nombreux autres arguments auraient pu être mis en avant tel que les données ouvertes (données accessibles).
Cette menace n'aurait du venir qu'en fin d'argumentaire voire non dite afin de garder cette carte sous la main. Que fera la Fédé si tout le site passe en payant?

L'attaque frontale sur la diffusion des données publiques et le démontage des arguments présentés par le CG auraient été plus judicieux.

Il serait bon que la Fédé se lance dans une réflexion sur la nature des archives en tant que données publiques et des conséquences qui en découlent, toutes les conséquences et donc de se battre avec l'aide de d'autres acteurs au niveau des données ouvertes (données accessibles)
Yannick VOYEAUD - le 07/01/2013 à 20h47
Bonsoir,

L'un des premiers arguments à attaquer est la discrimination entre la salle de lecture virtuelle et la salle de lecture physique.
Qu'est-ce qui les distinguent ?
Rien, car les deux utilisent le même moyen d'accès aux données numérisées.
C'est même celui qui est dans la salle de lecture physique qui consomme le plus des ressources des AD, car il utilise le vestiaire, des archivistes à qui il posera des questions ou qui s'assureront qu'il ne fait pas d'emprunts "illicites", il utilise également de l'espace , du chauffage. Alors que celui qui utilise la salle de lecture virtuelle ne mobilise pas du personnel, ne consomme pas d'espace aux AD, ni de chauffage.

Un des autres argument à abattre est celui qui consiste à inclure la numérisation dans le coût de la mise en ligne : c'est FAUX.
C'est le contraire.
Le travail de préservation et mise à disposition implique aujourd'hui de passer à la numérisation et d'équiper les salles de lectures des outils pour accéder aux documents sous leur forme numérisée.
A partir du moment où cela est fait, il est très facile d'opérer à la mise en ligne : il suffit d'inclure dans le réseau local des AD une connexion au réseau internet (en informatique, c'est juste une passerelle entre 2 réseaux, cela fait plus de 35 ans que l'on sait faire cela). Le vrai coût de la mise en ligne ne contient que cela, et cela se chiffre au plus à 20.000 euros !
Chatard - le 13/01/2013 à 19h45
... quand je dis 20.000 euros, c'est quand vous avez fait appel à un prestataire qui vous a surfacturé ...
Chatard - le 14/01/2013 à 00h31